COVAN innove par ses initiatives d’intendance environnementale, économique et sociale pour les Jeux
Les intendances environnementales, économiques et sociales sont des éléments auxquels les manifestations sportives de grande envergure comme les Jeux olympiques accordent de plus en plus d’importance. Le rapport sport-environnement étant bilatéral, c’est-à-dire que le sport peut nuire à l’environnement (et vice-versa), depuis les vingt dernières années, les comités olympiques nationaux se sont efforcés de tenir compte des conséquences environnementales associées aux différents projets liés aux Jeux au moment de prendre leurs décisions. Les estrades temporaires installées pour les épreuves de volleyball de plage et les bassins de natation illuminés par la lumière naturelle à Sydney, en Australie, ainsi que le stade partiellement souterrain et économiseur d’énergie installé à Lillehammer, en Norvège, sont des exemples spécifiques de l’application de cette philosophie. Une sélection avisée des sites, des installations à usages multiples, le recyclage des débris de démolition et de construction, le développement et l’usage du transport en commun, la protection et la préservation des régions naturelles fragiles et, la réduction de la consommation de papier par l’usage de l’Internet sont des exemples d’initiatives plus générale. De plus, plusieurs de ces initiatives ont des avantages économiques et sociaux à court et à long terme. La réutilisation des pièces et des matériaux réduit ou élimine les coûts associés à l’achat d’items neufs, alors que les athlètes et les bénévoles sont très heureux de travailler et de compétitionner dans un environnement sain où la qualité de l’air est adéquate. De plus, les résidents locaux préfèrent habiter dans un milieu plus sain et profiter d’une économie viable.
Alors, quelles initiatives d’intendance environnementale, économique et sociale le Comité organisateur des Jeux olympiques et paralympiques de 2010 (COVAN) a-t-il entreprises?
« Le programme des prix Étoile de la durabilité a été élaboré afin de reconnaître nos partenaires qui ont fait preuve d’excellence; ils ont su relever le défi de mettre sur pied des projets comprenant des composantes sociales, économiques et environnementales positives, mesurables et qui sont innovatrices dans le cadre des Jeux ou au sein de la région hôte », a déclaré Ann Duffy, directrice du programme de la durabilité du COVAN. « On continue de travailler à l’amélioration du rendement en matière de durabilité des Jeux olympiques et paralympiques en laissant derrière un héritage qui perdurera après la tenue des Jeux. »
Par exemple, l’anneau olympique de Richmond est une Étoile de la durabilité en partie parce qu’on a récupéré et réutilisé les résidus de bois dans le cadre d’une initiative de construction intégrée. Le toit fut bâti avec du bois endommagé par le dendroctone du pin, un insecte qui ravage les arbres de la Colombie-Britannique, alors que les planchers de bois franc, les lambris et l’ameublement ont été produits à l’aide des feuillus abattus pendant la préparation du site. De plus, deux arbres ont été plantés dans la région pour chaque arbre abattu pendant la construction et, les eaux de pluie sont collectées des toits de l’anneau olympique pour l’alimentation des chasses d’eau des toilettes installées sur ses sites.
Selon Duff, « Le village des athlètes de Whistler est également une Étoile de la durabilité. Le village des athlètes, géré par une filiale à cent pour cent de la Municipalité de villégiature de Whistler, est construit selon le nouveau système Leadership in Energy and Environmental Design (LEED) pour les voisinages et représente un des 20 quartiers au Canada à se qualifier pour une telle désignation. » Le système énergétique collectif alimenté par récupération de chaleur est une approche innovatrice en matière d’infrastructure à énergie totale qui permettra de réduire énormément les émanations de gaz à effet de serre comparativement aux méthodes de construction traditionnelles et, qui permettra aux résidents locaux de réaliser d’importantes économies à long terme sur les factures de services publics.
En général, la sélection avisée des sites fut maximisée par l’utilisation des stades, des centres sportifs, des sentiers et des passages existants ou en aménageant les zones perturbées par le passé. Les matériaux des structures existantes furent réutilisés pour les rénovations, réutilisés par d’autres sites ou vendus aux enchères afin d’amasser des fonds pour le sport.
En termes d’intendance sociale, COVAN affiche une participation autochtone sans précédent dans la planification et l’accueil des Jeux. Plusieurs sites olympiques et paralympiques, dont les villages des athlètes de Whistler et de Vancouver, le Centre olympique de Vancouver et le Parc olympique de Whistler, procurent des possibilités de contrats de services, d’appellation, de reconnaissance et de création d’œuvres d’art aux nations Squamish et Lil’wat. De plus, les travailleurs locaux auront davantage tendance à utiliser les modes de transport alternatifs maintenant que COVAN a installé des entrepôts pour ranger les bicyclettes, des douches, des vestiaires et des espaces de stationnement prioritaire pour les covoitureurs à ses bureaux de Vancouver, ainsi que des navettes qui se rendent à la station SkyTrain la plus proche pendant les heures de pointe.
Qu’il s’agisse de replanter deux arbres pour chaque arbre abattu, de réutiliser les déchets ou de mettre en valeur l’art autochtone, le principal objectif de COVAN est clair : favoriser la communauté, l’économie et l’environnement. Espérons que d’autres organismes canadiens et internationaux de toutes les tailles suivront cette tendance à adopter des initiatives ‘éco-écolo-sociales’.
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| Title |
COVAN innove par ses initiatives d’intendance environnementale, économique et sociale pour les Jeux |
| Source |
Athlètes d'aujourd'hui |
| Vol (iss) |
Vol. 14 Issue 2 |
| Date |
Jun2009 |